HYMNAL

Le compositeur

Oeuvres pour orgue


« Fuguette »
: composé en 1945, en la majeur, dédié « à mon bien cher maître, le Chanoine Marcel Courtonne », ce juvénile essai d’écriture contrapuntique à 3 voix, quasi scherzando, fut édité dans le numéro de Janvier 1947 de L’Organiste (revue fondée en 1934 par l’Abbé Courtonne).

« Sur un vieux Noël vendéen » : composée en 1947, cette pièce a été inspirée par une mélodie du folklore (Noël, Toussaint, Saint Jean..) chantée par les Petits Chanteurs de Lyon.
En ré mineur, cette pièce dédiée « à mon bien cher Papa, organiste à Aigrefeuille sur Maine » fut publiée dans la revue « L’Organiste » en janvier 1948.
Le Chanoine Courtonne en salua « la belle venue des harmonies, l’aisance de l’écriture où apparaissent les imitations canoniques et tous les artifices qui l’enrichissent ».

« Suite modale » : composée en 1957 et dédiée à Gaston Litaize
Conçue d’abord comme une « Messe basse pour Orgue », la Suite Modale fut accueillie avec faveur par Maurice Duruflé autant que par son dédicataire. Elle est toute entière construite sur une courte incise du 1er mode grégorien (ré, fa, mi, do, ré) et comporte cinq mouvements : Prélude, Fugue, Chaconne, Choral, Postlude

« Incarnation » : composée en 1961 et dédiée à Maurice Duruflé
Méditation sur l’Antienne du jour de Noël "Hodie Christus natus est", l’œuvre se subdivise en quatre phrases, quatre séquences précédées chacune d’une introduction lourde d’attente et d’espérance (pédales d’accords) évoquant les Hodie de l’Antienne :
Destinée à un orgue important, l’œuvre exige une riche palette sonore. Les timbres, très différenciés, sont traités uniquement par plans opposés, successifs ou simultanés.

« Genèse » : composée en 1973 et dédiée à Marie-Thérèse Jehan, libre évocation du poème biblique de la Genèse, ce « Poème des Origines », l’œuvre porte en exergue : « L’Esprit de Dieu planait sur les eaux » (Genèse, chapitre I). C’est bien le souffle créateur et l’épanouissement progressif de l’Univers que, dans son extrême liberté d’écriture, elle entend exalter.

« Fantaisie-Paraphrase pour la Fête de tous les Saints » : en mode de sol, dédiée « à la mémoire du Chanoine Marcel Courtonne, organiste du Grand Orgue de la Cathédrale de Nantes de 1922 à 1954 », elle fut écrite en 1974 à la demande du chanoine Henry Doyen, organiste de la Cathédrale de Soisson, pour les 35 ans de la revue L’Organiste. On y retrouvera deux thèmes de la fête de la Toussaint : ceux de la 1ère Antienne des Vêpres "Vidi Turbam Magnam" et de l’Hymne "Placare Christe Servulis".

« Hymnal », composé en 1988, dédié "au Chanoine Jean Liberge, Curé de la Cathédrale de Nantes" ; commande du Ministère des Affaires Culturelles, Hymnal fut écrit pour célébrer le 25ème anniversaire de l’Association des « Amis de l’Orgue » de Nantes et région, alors animée par l’Abbé Joseph BUREAU. De caractère essentiellement modal, cette œuvre évolue dans l’ambiance très caractéristique du mode de mi, l’antique mode dorien, vivifié par les mélodies grégoriennes des 3ème et 4ème modes – modes évoquant aussi bien l’intériorité, le recueillement et le mystère que la louange solennelle, du moins pour le 3ème (Introïts Dignus est agnus, Vocem Jucudidatis, Omnia quae fecisti nobis… ainsi que l’hymne d’actions de grâces par excellence qu’est le Te Deum).
Les deux hymnes illustrés ici sont du 4ème mode. Il s’agit de l’hymne pour la fête du Saint-Sacrement Sacris solemniis (« Que du fond du cœur résonne la louange ; (…). Que tout soit nouveau : les cœurs, les voix, les œuvres… ») et de celui pour la fête de l’Ascension Salutis humanae Sator (« Auteur du salut des hommes, Jésus, délice des cœurs ; Vous qui rachetez le Monde après l’avoir créé, donnant à qui vous aime votre part de clarté »).

« Toccata " Cri d’espoir ", composée en avril 1992, dédiée à Jean Guillou; cette œuvre se propose de commenter musicalement certains versets particulièrement représentatifs du Psaume 40 qui est tout à la fois une prière angoissée d’appel au secours, de confiance et d’espérance, d’humilité et d’action de grâces. Musicalement, le langage est ici très libre, ne se rattachant à aucun système. Une brève cellule de quinte augmentée constitue le noyau de ce langage axé sur la teneur « ré ». Dérivé du répons grégorien pour le Carême Attende Domine, un motif est énoncé à trois reprises : « Ecoutes Seigneur, et aies pitié, car nous avons péché contre Toi ».
Quant à la forme, cette pièce s’inspire de la toccata buxtehudienne de l’Allemagne du Nord, affectant l’allure d’une rhapsodie libre et fantaisiste, avec traits virtuoses et récitatifs.

« Prélude à l’introït pour la fête de la Pentecôte »
, composé en 1994, dédié "à Maurice Tillie", directeur du Chœur Grégorien de Nantes ; c’est une paraphrase destinée à servir d’introduction à l’admirable Introït de la Pentecôte Spiritus Domini.

« Trois pièces faciles » (Ave verum, Adorote et Ubi Caritas) composées en 2001, dédiées "à Sœur Marie-Claire", religieuse à Nantes

« Stèle pour le tombeau de Duruflé » : dédiée "à la mémoire de mon Maître Maurice Duruflé" ; commencée l’été 2003 dans les Cévennes, cette pièce fut terminée à Nantes le 6 Janvier 2004, fête de l’Epiphanie.
L’œuvre est construite sur l’Antienne grégorienne de l’Office des défunts « Exultabunt Domino, ossa humiliata » que le prêtre devait entonner « d’une voix grave » précise la rubrique du « Paroissien Romain ». « Ils tressailliront d’allégresse dans le Seigneur, les os humiliés »


Oeuvres vocales


« Trois motets », composés entre 1952 et 1954; ils furent présentés au concours organisé par « Musique sacrée » à Paris et y obtinrent le 1er Prix National.
+ Le « O Sacrum Convivium » pour chœur à 4 voix mixtes et orgue est un motet célébrant la Sainte Cène, dont Joseph Noyon prisait « l’excellente facture » et qu’il commentait ainsi : « Débutant par une sorte de choral pour s’achever dans un stretto d’alléluias, il est puissant, largement écrit (…) Conçu dans la tonalité grave , recueillie et veloutée de mi bémol majeur, il se déroule fort simplement en valeurs de blanches et de noires, donc très aéré, avec de fréquentes cadences qui ajoutent à la grandeur de l’exécution ».
+ écrit pour soprano solo, chœur à 4 voix mixtes et orgue, l’ « Ave Maria » remonte à l’époque où son auteur travaillait encore avec Maurice Duruflé, qui le jugea « d’écriture raffinée et d’un très beau sentiment ». La salutation angélique est annonce par le chant du soprano solo, auquel répond le quatuor vocal. L’intonation reprend l’incipit du célèbre « Ave Maria » d’Arcadelt.
+ dédié quant à lui au Chanoine Henri Carol, ancien Maître de Chapelle de la Cathédrale de Monaco, le « Tantum ergo » pour chœur à 4 voix mixtes et orgue se veut une prière intérieure de supplication et d’adoration. Joachim Havard de la Montagne s’est plu à souligner « l’harmonie serrée et le fondu de cette page attachante ».

« Pueri hebraeorum », composé en 1956, cette polyphonie pour 3 voix mixtes a capella a été écrite à la demande de l’Abbé Pierre Jourdon, Maître de chapelle au Petit Séminaire de Legé (Loire Atlantique), pour alterner avec le chant grégorien de l’Antienne et du Psaume pendant la procession du Dimanche des Rameaux. Elle exprime la joie des Hébreux, porteurs de rameaux d’olivier et acclamant le Seigneur.

« In te Domine speravi », composé en 1962, dédié "à Monseigneur Besnier", pour son Jubilé de Maître de Chapelle à la Cathédrale de Nantes; écrit pour chœur à 4 voix mixtes, orgue, 2 trompettes et 2 trombones
Joseph Noyon en disait : « c’est une page glorieuse et magnifique (…) D’allure haendélienne, puissante, colorée, utilisant tantôt l’écriture verticale, tantôt l’écriture contrapuntique, elle prend son élan sur les premières notes du Te Deum laudamus. J’en aime infiniment les modulations qui, chaque fois, ouvrent des horizons nouveaux, de couleurs différentes, sans jamais rompre l’unité de l’ensemble ».

« Pour guider nos pas », composé en 1968, chant solennel destiné à accompagner un processionnal de la Liturgie pascale ; il associe chœur à 4 voix mixtes, assemblée, orgue et 2 trompettes, sur un texte de Michel Scouarnec

« Le Pain du Ciel », composé en 1969, dédié "au Chanoine Abel Gaborit", alors organiste de la Cathédrale de Luçon. Sur un texte de René Hillereau, ce chant de communion est destiné à un chœur à 4 voix et orgue, et inclut trois interludes instrumentaux.
Félix Moreau avait d’abord composé la musique sur le texte proposé à l’occasion d’une messe de première communion. C’est le Chanoine Abel Gaborit, directeur des stages d’orgue en Vendée et ancien élève de Félix Moreau, qui lui demandera, par la suite, d’écrire les interludes pour servir de Prélude (fugato), d’Interlude (Choral orné) et de Postlude (méditation) à ce chant.

"Messe solennelle brève"
, composée en 1975 à la demande de Monseigneur Besnier et ne comportant ni Gloria, ni Credo, cette messe en français pour assemblée, 4 voix mixtes, 2 orgues et quatuor de cuivres célèbre les Saints Evêques de Nantes (Saints Clair, Similien, Pasquier, Félix, Emilien et Gohard).

« Psaume 83" : Quam Dilecta tabernacula tua », ce psaume pour chœur à 4 voix mixtes, soli et deux orgues fut commandé par Monseigneur Marcus et lui est dédié. Il fut écrit à l’occasion de la réouverture solennelle du chœur de la Cathédrale de Nantes en mai-juin 1985 après l’incendie du 28 Janvier 1972.
S’inspirant de la 1ère Antienne des Vêpres de la Dédicace « Domum Tuam, Domine », il exalte le bonheur d’habiter la Maison du Seigneur, jusqu’à la conclusion où les chœurs et les orgues fusionnent en motifs jubilants et carillonnants. Inspiré de la traduction de ce psaume, le texte en est dû au poète nantais Yves Cosson

« Hymne à la Parole »
, composé en 1986, ce chant pour ténor, chœur à 4 voix mixtes et orgue, sur un texte de Jean-Yves et Didier Hameline, fut écrit pour le rassemblement ANCOLI qui réunissait les chorales liturgiques de France à Lourdes. Il évoque le temps pascal et, plus précisément, la rencontre des pèlerins d’Emmaüs avec le Christ ressuscité. Les paroles du « refrain-choral » expriment l’espérance des chrétiens dans le salut de l’humanité

« Eglise de ce temps », composé en 1995, pour chœur à 4 voix mixtes et orgue, avec des interludes instrumentaux, ce chant, pour le temps de la Pentecôte a été écrit pour la Maîtrise de la Cathédrale de Nantes, sur un texte de Didier Rimaud.

« Ubi caritas », composé en 2001, pour 4 voix mixtes a capella

Oeuvres diverses


« Légende d’Herbauges », composée en 1946 ; c’est une musique de scène, pour chant, violon et piano destinée à une représentation théâtrale du patronage de Saint Philbert de Grandlieu.
L’histoire est tirée d’une légende locale : « Au VIème siècle, Herbauges est une cité où règne la débauche. L’Evêque saint Martin décide un jour d’évangéliser ses habitants qui se mettent alors à le lapider. Sous les coups, Saint Martin perd connaissance et est recueilli par un des habitants, Romain et son épouse. Il se rétablit grâce à leurs soins et parvient à les convertir. Mais le peuple d’Herbauges a provoqué la colère divine. Saint Martin est averti par une voix de fuir sans se retourner, ce qu’il fait avec ses hôtes. Lorsqu’ils sortent de l’enceinte de la cité, ils entendent un terrible fracas. Le lendemain, Saint Martin et Romain retrouvent la femme transformée en pierre ; sa curiosité l’avait poussée à se retourner pour observer la ville d’Herbauges disparaissant sous les eaux »
La légende dit aussi que « Lorsqu’un soir de Noël les cloches d’Herbauges sonneront, Herbauges, la grande ville, sur les eaux reparaîtra, Nantes, la vieille sibylle de ses bords disparaîtra »
A l’heure actuelle, le manuscrit de cette pièce est perdu.

« Berceuse à Bénédicte », pour piano, dédiée à la fille d'un ami

« Messe en l’honneur de Sainte Madeleine »
, composée en 1953 ; écrite pour la Maîtrise de l’église Sainte-Madeleine de Nantes, pour 3 voix mixtes et orgue.
Le manuscrit de cette œuvre est perdu.

« Messe du Christ rédempteur », composée en 1955 ; c’est une Messe pour 4 voix d’hommes et orgue, écrite pour le Grand Séminaire de Nantes. Elle était dédiée au Chanoine Augustin PINEAU (PSS), ancien Supérieur du Grand Séminaire de Nantes, qui construisit la Chapelle actuelle.
Manuscrit perdu – restent quelques rares brouillons.

« Notre Père », accompagnement écrit sur une musique de l’Abbé Hillereau

« Par Lui s’est révélé », composé en avril 1957, cantique en l’honneur de Saint Louis de Montfort
Pour 4 voix mixtes et chœur, sur un texte de D. Hameline

« Gloire à toi Marie », composé en mai 1967, écrit pour le stage des jeunes organistes de Vendée, sur une musique de Jean Langlais.
Prélude, 4 interludes et Postlude

« Chant d’entrée pour le 1er Dimanche de la Passion », composé en mars 1968, sur l’Introït « Judica me »
Pour assemblée, chœur à 4 voix mixtes et orgue.

« Chant de la Fraction du Pain », sur un texte de D. Hameline
Introduction : orgue + hautbois ou flûte
Annonce : petit chœur à 4 voix mixtes
Chœur + assemblée : Agnus IV (Cunctipotens Genitus Deus)
Reprise de l’introduction et de l’annonce
Tous : Agnus Dei d’Antonio Lotti (1667-1740)

« Seigneur, venez … », sur des textes et musique de Didier Rimaud.
Harmonisation à 4 voix mixtes
Un prélude, 3 interludes, un processionnal de communion et un postlude.
Edité dans la revue « Prélude » de l’ANFOL en Octobre 1995 - Cote : E 20

« Hymne pour la Fête des saints Donatien et Rogatien », composé en 1989 ; écrit pour le Centenaire de la Consécration au Sacré Cœur de la Basilique Saint Donatien et Saint Rogatien de Nantes.
Pour 4 voix mixtes et orgue.

« Petite pastorale de printemps », composée en 1972 ; écrite pour les stages que dirigeait alors Félix Moreau au Québec, cette œuvre, pour deux flûtes à bec et clavier est dédiée à Mademoiselle Myrel Dumas, professeur à ces stages.
De forme A-B-A, elle évoque le bonheur simple et la joie pure qui envahit les cœurs quand le printemps jaillit après le long hiver canadien.